Enseignant puis consultant en orientation, Frédéric accompagne Claire, lycéenne de Terminale spé, qui bute sur les suites monotones avant un contrôle important en 2026. Ce texte propose un fil conducteur concret : comprendre et appliquer le théorème de la limite monotone pour reconnaître l’existence d’une limite de suite sans en déduire automatiquement sa valeur, puis résoudre des exercices corrigés typiques. L’approche est technique et pédagogique : rappel de l’énoncé, méthode pas à pas, deux exemples corrigés (cas explicite et récurrent), et des pistes pour des problèmes de limite plus avancés. L’objectif est opérationnel : donner à l’étudiant les repères pour l’étude de convergence en vue d’un contrôle (rappel des chapitres pertinents : récurrence, étude de suites, dérivation et probabilités). Les explications mêlent rigueur et anecdotes de terrain pour rendre le raisonnement plus accessible et mémorable.
Théorème de la limite monotone en analyse mathématique : énoncé et portée
Énoncé synthétique : toute suite réelle monotone et bornée converge. Autrement dit, une suite croissante bornée supérieurement a une limite finie ; une suite décroissante bornée inférieurement aussi. Ce résultat garantit l’existence d’une limite sans en fournir la valeur.
Testez votre intuition : monotonie et convergence
Associez chaque suite à la propriété qui garantit sa convergence.
Suite u_n = 4 – 1/2^n
Suite v_n = 5 + 1/n
Le theoreme garantit l’existence de la limite : vrai ou faux ?
Application guidée (cas étudié avec Claire)
On considère la suite u_n = 4 − 1/2^n. Calcul de la différence : u_{n+1} − u_n = 1/2^n × 1/2 > 0, donc la suite est suite croissante. De plus, pour tout n, u_n = 4 − 1/2^n < 4, donc elle est bornée supérieurement par 4. Par le théorème de la limite monotone, la suite converge. Pour trouver la limite de suite, on observe que 1/2^n → 0, donc u_n → 4. Cet exemple illustre la distinction entre existence et calcul effectif de la limite.
- Étapes pratiques pour appliquer le théorème : identifier la monotonie (différence, quotient, ou étude de la fonction d’itération), établir une borne adaptée, conclure sur l’existence de la limite.
- Astuce : lorsque la suite est explicitement donnée, comparer à une suite géométrique connue pour estimer les bornes.
- À retenir : le théorème donne l’existence, pas la valeur exacte.
Insight clé : maîtriser la démonstration de monotonie et repérer un majorant/minorant est souvent suffisant pour valider la convergence en contrôle.

Exercices corrigés : suite croissante et suite décroissante (méthodes et réponses)
Exercice 1 — suite explicite (résolu)
Enoncé : montrer la convergence de v_n = 3 + (−1)^n / n^2 et préciser sa limite.
Solution : la suite ( (−1)^n / n^2 ) tend vers 0 car |(−1)^n / n^2| ≤ 1/n^2 → 0. Ainsi v_n → 3. On peut noter que la suite n’est ni monotone croissante ni décroissante mais reste convergente ; le théorème de la limite monotone n’est pas applicable ici, d’où l’importance d’autres critères.
Exercice 2 — suite définie par récurrence (résolu)
Enoncé : u_{n+1} = sqrt(2 + u_n), u_0 = 1. Montrer que la suite converge et déterminer sa limite.
Solution : hypothèse de travail—montrer par récurrence que (u_n) est suite croissante et bornée supérieurement par 2. Calcul : si u_n ≤ 2 alors u_{n+1} = sqrt(2+u_n) ≤ sqrt(4) = 2. De plus, u_{n+1} − u_n = (2 + u_n − u_n^2) / (sqrt(2+u_n) + u_n) > 0 pour u_n in [1,2), donc croissance. Par le théorème, la suite converge; la limite L vérifie L = sqrt(2 + L) ⇒ L^2 − L − 2 = 0 ⇒ L = 2 (solution positive).
Insight clé : pour une suite récurrente, combiner étude de monotonicité et bornes permet d’appliquer convenablement le théorème de la limite monotone et d’aboutir au calcul de la limite via l’équation d’équilibre.
La vidéo ci-dessus illustre pas à pas des cas types rencontrés en terminale et en classes préparatoires.
| Situation | Condition clé | Conséquence | Exemple représentatif |
|---|---|---|---|
| Suite croissante | majorée | converge | u_n = 4 − 1/2^n → 4 |
| Suite décroissante | minorée | converge | v_n = 5 + 1/n → 5 |
| Suite non monotone | bornée mais oscillante | peut converger ou non (autres critères requis) | v_n = 3 + (−1)^n / n^2 → 3 |
Approfondissement pour mathématiques avancées : fonction monotone et problèmes de limite
Relier fonctions monotones et suites
Souvent on étudie une suite définie par u_{n+1} = f(u_n) où f est une fonction monotone. La monotonie de f, combinée à une étude de ses points fixes, guide l’étude de convergence. Si f est continue et contractante sur un intervalle invariant, la suite converge vers le point fixe unique.
Exemple : pour u_{n+1} = cos(u_n) (avec u_0 dans [0,1]), f(x)=cos x est décroissante sur [0,π/2]; l’analyse des points fixes et des dérivées permet d’inférer la convergence vers la solution de x = cos x. Ceci illustre la complémentarité entre analyse mathématique et techniques numériques.
Pour les problèmes de limite plus coriaces, combiner le théorème de la limite monotone avec des bornes explicites, inégalités et arguments de contraction est souvent la stratégie la plus robuste.
Insight clé : en mathématiques avancées, le théorème de la limite monotone est un levier essentiel, mais son association à l’analyse des fonctions et aux méthodes de point fixe multiplie son pouvoir d’application.
Quiz : Théorème de la limite monotone
Vérifiez votre compréhension des concepts clés de cet article.














