La formation au Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture prépare à des missions centrées sur le développement de l’enfant, les soins infantiles et l’accompagnement des enfants de la naissance à 6 ans, en milieu hospitalier ou en structure petite enfance. Ce parcours diplômant, enregistré au RNCP 40743 (enregistrement valable jusqu’au 01-09-2029) et certifié par le Ministère chargé de la Santé, conduit à un niveau IV et combine enseignement théorique, stages cliniques et périodes en entreprise via des dispositifs d’alternance (contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation) ou en formation professionnelle continue. L’offre de Caen, structurée autour d’un groupe de 22 alternants, repose sur des objectifs opérationnels : garantir des compétences en hygiène et sécurité, pédagogie du Petite Enfance, pratiques de soins infantiles et insertion professionnelle. À partir d’exemples de parcours (allégement pour titulaires de BAC PRO ASSP, CAP AEPE, ou titre pro) et en tenant compte des modalités d’évaluation prévues par l’arrêté du 10 juin 2021, ce dossier précise critères d’accès, durée, financement et débouchés concrets pour qui vise la prise en charge quotidienne des tout‑petits.
Diplôme, enregistrement et cadre réglementaire
Le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture est un titre de niveau IV. Il est enregistré au RNCP 40743 avec une date d’échéance d’enregistrement au 01-09-2029. Le certificateur officiel est le Ministère chargé de la Santé, ce qui conditionne les exigences pédagogiques et les modalités de validation.
La formation suit les prescriptions de l’arrêté du 10 juin 2021 pour la certification : validation par jury après présentation d’un dossier, blocs de compétences évalués en institut et en milieu professionnel, et attestation AFGSU niveau 2 pour les gestes et soins d’urgence.
Public visé et conditions d’accès
L’accès en alternance à Caen requiert d’avoir au moins 17 ans. Pour le contrat d’apprentissage, l’âge légal est compris entre 17 et 29 ans révolus (sauf cas particuliers tels que reconnexion par RQTH ou situation sportive de haut niveau). Des exceptions s’appliquent : pas de limite d’âge pour les personnes en situation de handicap ou pour celles entrant dans des dispositifs d’aide à la création/reprise d’entreprise.
Des allègements existent pour les titulaires de diplômes tels que BAC PRO ASSP, CAP AEPE, Titre Pro ADVF ou DE AS, conformément à l’arrêté. Les candidats peuvent mobiliser des dispositifs comme le CPF ou la VAE selon leur parcours.

Durée, rythme et volumes horaires de la formation
Deux parcours coexistent : un cursus complet de 18 mois et un cursus allégé de 12 mois pour les candidats titulaires d’équivalences. Le cursus complet articule enseignement théorique, stages cliniques et périodes en entreprise.
| Parcours | Heures théoriques | Heures cliniques (stages) | Durée totale |
|---|---|---|---|
| Cursus complet | 770 heures | 770 heures | 18 mois |
| Cursus allégé (équivalences) | Variable selon équivalences | Variable selon équivalences | 12 mois |
Le détail horaire peut varier en fonction des allègements attribués aux titulaires de diplômes antérieurs; une évaluation individuelle est systématiquement réalisée lors de l’entretien d’admission.
Contenu pédagogique et évaluation des compétences
La formation s’organise en modules articulés en blocs de compétences. Les évaluations associent études de situation, mises en situation pratique simulée et appréciation des compétences en milieu professionnel.
Voici la répartition des grandes modalités d’évaluation prévues :
- Bloc 1 : étude de situation (Module 1 & 2) + évaluation en milieu professionnel.
- Bloc 2 : étude de situation (Module 3 & 4), pratique simulée liée au Module 5, et AFGSU2.
- Bloc 3 à 5 : combinaisons d’études de situations relationnelles, pratiques simulées et évaluations en stage.
La validation finale se fait par jury sur dossier. Les absences justifiées doivent rester inférieures à 5% de la durée totale (cours + stage) pour permettre la certification sans reprise extensive.
Contrats, financement et rémunération
La formation en alternance est prise en charge par l’organisme financeur lié au contrat : l’OPCO pour le secteur privé ou le CNFPT pour certains employeurs publics. Pour l’apprenti, la formation n’engendre aucun reste à charge.
La rémunération de l’alternant est obligatoire et calculée selon un barème national pour les contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Des aides complémentaires (aide au permis, aide au logement) peuvent être mobilisées selon les dispositifs locaux.
Pour comprendre d’autres parcours proches et des centres de formation en santé, consultez par exemple le dossier du centre de formations paramédicales ou l’offre de bac pro Services aux personnes et animation en alternance pour comparer les préparations métiers.
Contrat d’apprentissage vs contrat de professionnalisation
Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail tripartite (employeur/centre de formation/jeune) destiné aux 17–29 ans — il alterne périodes en centre et en entreprise sous la responsabilité d’un maître d’apprentissage. Le contrat de professionnalisation cible des salariés suivant des critères spécifiques et prévoit un tutorat en entreprise.
Les employeurs publics peuvent recourir au CNFPT suivant le référentiel, tandis que les branches privées mobilisent leur OPCO pour le financement.
Compétences visées, qualités professionnelles et débouchés
Le Diplôme vise à former un professionnel capable d’assurer les soins infantiles, de participer à l’éducation spécialisée et de favoriser le développement de l’enfant en respectant les règles d’hygiène et sécurité. Les compétences se traduisent par des actes de soin, l’accompagnement relationnel et la participation au projet personnalisé de l’enfant.
- Qualités requises : sens des responsabilités, aisance relationnelle, bienveillance, autonomie, mobilité, créativité.
- Environnement : maternité, service pédiatrie, crèche, garderie, structures d’accueil de la Petite Enfance.
- Perspectives : AP référente technique en micro-crèche, directrice adjointe d’EAJE, aides pour préparation au concours IFSI (après 3 ans), formation vers Éducateur de Jeunes Enfants.
Exemple concret : Camille, ancienne titulaire d’un CAP AEPE, a bénéficié d’un allègement à 12 mois, obtenu une VAE partielle via le CPF et intégré une micro-crèche comme AP référente technique en moins d’un an — démonstration claire de la complémentarité théorie/stage.
Poursuites d’études et évolution professionnelle
Après l’obtention du diplôme et quelques années d’expérience, des parcours existent vers le diplôme d’infirmier (concours IFSI) ou vers des formations spécialisées (puéricultrice IDEP, éducateur de jeunes enfants après formation complémentaire). Des formations en alternance ou en continue peuvent être financées via CPF ou dispositifs régionaux.
Point clé : la mobilité professionnelle dépend de l’expérience accumulée et des certifications complémentaires obtenues.




