Nous abordons aujourd’hui un chapitre fondamental du programme de troisième qui pose les bases de la géométrie plane. L’étude des figures à trois côtés représente une étape déterminante dans le parcours mathématique, car elle mobilise des compétences de raisonnement déductif et de construction rigoureuse. Selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale, environ 800 000 élèves français suivent chaque année ce niveau d’enseignement, et la maîtrise de cette thématique conditionne largement leur réussite au brevet des collèges. Nous constatons que ces notions géométriques servent de socle aux apprentissages ultérieurs en lycée et dans l’enseignement supérieur scientifique.
Identification et vocabulaire des figures triangulaires
Nous commençons par définir les éléments constitutifs de ces polygones à trois sommets. Chaque figure possède trois côtés, trois angles et trois hauteurs potentielles qui permettent de caractériser sa nature. Le vocabulaire précis constitue un outil indispensable pour décrire rigoureusement les configurations géométriques rencontrées.
Les figures se classent en plusieurs catégories selon leurs caractéristiques spécifiques. Le triangle rectangle présente un angle de 90 degrés et s’avère particulièrement important pour le théorème de Pythagore et ses applications. Le triangle isocèle dispose de deux côtés de longueurs identiques, tandis que le triangle équilatéral possède trois côtés égaux et trois angles de 60 degrés. La figure quelconque ne présente aucune particularité remarquable dans ses dimensions ou ses angles. Cette classification, introduite officiellement dans les programmes scolaires en 1977, permet d’organiser méthodiquement l’étude de ces formes.
Nous vous recommandons de maîtriser parfaitement les différentes catégories et leurs propriétés géométriques pour résoudre efficacement les problèmes proposés. Les hauteurs méritent une attention particulière : chaque hauteur correspond à une droite perpendiculaire à un côté et passant par le sommet opposé. Cette définition s’applique même lorsque la hauteur tombe à l’extérieur de la figure, notamment dans les configurations obtusangles.
Méthodes de construction et conditions d’existence
Nous identifions trois cas permettant de tracer une figure triangulaire de manière unique. La première situation requiert la connaissance des trois longueurs de côtés, la deuxième nécessite deux longueurs et l’angle compris entre elles, la troisième demande deux angles et la longueur du côté commun. Ces conditions garantissent l’unicité de la construction et ont été formalisées mathématiquement au cours du XIXe siècle.
Les instruments géométriques varient selon le cas traité. Nous utilisons la règle graduée et le compas pour construire un triangle dont nous connaissons les trois dimensions. Par exemple, pour tracer une figure avec des côtés de 4 centimètres, 3 centimètres et 2 centimètres, nous traçons d’abord un segment de 4 centimètres, puis nous plaçons des arcs de cercle de rayons respectifs 3 centimètres et 2 centimètres depuis les extrémités. Le rapporteur intervient lorsque nous devons matérialiser des angles précis, comme dans une construction impliquant des mesures angulaires de 40 degrés ou 25 degrés.
| Cas de construction | Données nécessaires | Instruments requis |
|---|---|---|
| Premier cas | Trois longueurs de côtés | Règle et compas |
| Deuxième cas | Deux côtés et angle compris | Règle et rapporteur |
| Troisième cas | Deux angles et côté commun | Règle et rapporteur |
Nous devons également vérifier l’inégalité triangulaire avant toute construction. Cette condition stipule que la longueur d’un côté reste toujours inférieure à la somme des deux autres. Vous ne pourrez jamais construire une figure avec des côtés de 5 centimètres, 2 centimètres et 2,5 centimètres, car 5 dépasse la somme de 2 et 2,5. Cette règle fondamentale évite les tentatives infructueuses et développe le raisonnement logique.

Propriétés angulaires et relations métriques
Nous appliquons systématiquement la règle selon laquelle la somme des angles vaut toujours 180 degrés dans toute figure triangulaire. Cette propriété universelle génère plusieurs conséquences directes que nous exploitons régulièrement dans les démonstrations. Les angles d’une figure équilatérale mesurent nécessairement 60 degrés chacun, tandis que les angles à la base d’une figure isocèle présentent des mesures identiques.
Prenons un exemple concret avec une figure isocèle possédant un angle au sommet principal de 40 degrés. Nous calculons les deux angles de base en soustrayant 40 de 180, ce qui donne 140 degrés pour la somme des deux angles égaux. Chaque angle de base mesure donc 70 degrés. Dans une figure rectangle, nous observons que les deux angles aigus totalisent 90 degrés, ce qui facilite grandement les calculs trigonométriques. Cette caractéristique s’avère particulièrement utile pour déterminer les rapports trigonométriques dans les configurations rectangulaires.
Nous distinguons également les notions d’égalité et de similitude entre figures. Deux triangles sont égaux lorsqu’ils se superposent parfaitement après translation ou rotation. Trois conditions suffisent pour établir cette égalité :
- Les trois côtés présentent des longueurs deux à deux identiques
- Un angle de même mesure se trouve compris entre deux côtés de mêmes longueurs
- Un côté de même longueur se situe entre deux angles de mêmes mesures
Similitude et proportionnalité des dimensions
Nous définissons les triangles semblables comme des figures dont les angles correspondants possèdent des mesures identiques. Cette similitude implique automatiquement que les longueurs des côtés sont deux à deux proportionnelles, propriété qui constitue le fondement du théorème de Thalès. Nous utilisons constamment cette notion dans les problèmes de proportionnalité et les agrandissements-réductions.
Considérons deux figures semblables avec un coefficient de proportionnalité de 1,5 entre leurs dimensions linéaires. Si le premier triangle possède un côté de 1 centimètre, le côté correspondant du second mesurera 1,5 centimètre. Nous observons que le rapport des aires correspond au carré du coefficient de proportionnalité : un coefficient de 3 entre les longueurs génère un coefficient de 9 entre les aires. Cette relation s’explique par la formule de calcul de l’aire utilisant la base multipliée par la hauteur et divisée par deux.
Nous vous invitons à maîtriser les formules permettant de calculer périmètres et aires pour résoudre efficacement les exercices de proportionnalité. Ces compétences géométriques développées en troisième constituent des outils précieux pour votre parcours académique ultérieur et professionnel futur. La rigueur acquise dans la construction et le raisonnement géométrique forge des capacités d’analyse transposables dans de nombreux domaines scientifiques et techniques.














